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MERCREDI 17 MAI 1978

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MERCREDI 17 MAI 1978

Message par LUCIEN le Ven 29 Juil 2016 - 17:59

Mercredi 17 mai, à 7 heures du matin, heure de Paris, l’ambassadeur Ross téléphone à l’Elysée pour signaler que la situation est très grave. ‘’Il y a des exécutions sommaires ordonnées par des tribunaux populaires à partir de listes de suspects. Il préfère dicter le message qu’il va transmettre car il faut trois heures pour que ses dépêches atteignent Paris avec les problèmes du cryptage.

    Avant de se rendre à l’Elysée, le ministre de la Défense demande au général Guy Méry de faire passer la 11e D.P. d’alerte normale à alerte à douze heures : toutes les troupes sont consignées dans leurs quartiers, les permissions supprimées, les permissionnaires rappelés.

    Exploitant le succès de ses parachutistes qui ont repris l’aéroport de Kolwezi, le Président Mobutu ordonne la mobilisation générale de toutes les sections du M.P.E., le Mouvement Populaire de la Révolution, parti unique dont il est le fondateur.

    A Paris, à 10 heures, le Conseil des ministres se réunit à l’Elysée. A la fin du Conseil, le Président évoque la situation au Shaba. Après la réunion, le Président garde les trois ministres directement impliqués. En attendant que Louis de Guiringaud touche Henri Simonet, le Président décide de mettre en marche la machine militaire. Yvon Bourges rappelle le C.E.M.A. : mettre toutes les unités de la 11e D.P. en alerte renforcée.

    A Bruxelles, le comité de crise est réuni. Il siègera pratiquement sans désemparer pendant les trois jours et les trois nuits qui vont suivre, témoignant ainsi des angoisses et des incertitudes d’un gouvernement profondément divisé sur la conduite à tenir au regard des informations.

    Se résignant à envisager une évacuation par la force, les Belges ne veulent rien faire sans la ‘’couverture’’ de Washington. Pour des raisons logistiques d’abord, mais politiques aussi.

    Le premier ministre belge annonce à la radio et à la télévision une opération sur Kolwezi. Le motif invoqué pour se justifier c’est que, de toute façon, cette information a déjà été donnée par la radio sud-africaine.

    Dans la matinée, l’état-major de la 11e D.P. à Toulouse, active le système d’alerte Guépard ; le général Liron, patron de la 2e brigade parachutiste, prévient le colonel Erulin, que son régiment, stationné à Calvi, est susceptible d’intervenir au Zaïre, et qu’en conséquence il passe en alerte ‘’six heures’’. Le colonel Erulin n’a pas besoin de consulter son tableau d’effectifs pour savoir que son régiment est éparpillé ; des compagnies en manœuvre, des individuels en stage à Montlouis, à Montpellier, des pelotons à Castelnaudary et des passagers à Aubagne. Au total près de 70 légionnaires à rapatrier du continent sur Calvi. Son adjoint, le lieutenant-colonel Lhopitallier est au Tchad.

    A 10 heures, l’alerte est lancée au 2e R.E.P. Dans le bureau du chef de corps, le lieutenant-colonel Bénézit, qui fait fonction d’adjoint, le lieutenant-colonel Lajudie, patron de la base, et le commandant Govys mobilisent tous les moyens pour regrouper l’ensemble du personnel. Même les gendarmes sont sollicités. Par tous les moyens, y compris avions privés, les unités et les légionnaires regagnent leur base. Dès leur arrivée, confection des paquetages alpha et bravo, perception des matériels, vérification des livrets sanitaires et des passeports administratifs, puis contrôle des effectifs. En temps prévu, le colonel Erulin rend compte que son régiment est entré dans la phase d’alerte ordonnée. Le camp Raffalli à Calvi a retrouvé son calme. Les légionnaires vaquent à leurs occupations ou vérifient leurs matériels, en prévision de ce qui les attend. Le capitaine Coevoet, officier opérations, ne quitte plus son bureau et prépare l’engagement : c’est à lui qu’incombe la lourde tâche de répartir les chargements et les hommes selon les moyens aériens alloués.

    A midi, le C.O.A. transmet au colonel Gras l’ordre de mise en alerte du 2e R.E.P.

    A Bruxelles, l’ambassadeur Francis Huré est reçu par Alfred Cahen. Il apprend que l’état-major belge prépare un plan d’évacuation des étrangers résidant à Kolwezi.

    De Bruxelles, le F.N.L.C. annonce que l’opération lancée par les parachutistes zaïrois sur l’aéroport de Kolwezi a échoué et que ‘’300 parachutistes français ont été tués’’. Ce qui est immédiatement démenti par l’Elysée. De plus, le F.N.L.C. dément de la façon la plus catégorique que ‘’ses combattants se soient livrés à des actes de vandalisme dans la ville de Kolwezi’’. Les porte-parole des rebelles ont appris de leurs parrains communistes la valeur d’une propagande dont l’énormité n’est qu’un gage supplémentaire d’audience.



    A Kolwezi, en fin de matinée, le Transall personnel du Président Mobutu se pose sur l’aérodrome de la Plaine et le commandant suprême des forces zaïroises en descend ; il est venu féliciter le major Mahele et ses parachutistes. Ce coup d’audace est suivi par de nombreux journalistes : radios et télévision vont diffuser et rediffuser cette scène historique.

    Mais les parachutistes zaïroises ne contrôlent que la piste d’envol.

    De plus, le colonel Gras pense que les Katangais vont mettre en place un dispositif défensif en direction d’une attaque probable de forces d’intervention qui seront débarquées sur cette piste.

    Le brain-trust du colonel Gras se chôme pas ; devant la lenteur, sinon le refus des Belges à s’engager, il n’envisage qu’une coopération franco-zaïroise ; il reçoit de l’état-major des F.A.Z. l’implantation des P.C. rebelles qu’il reporte sur le plan directeur au 1/10 000e de Kolwezi.

    A 15 heures 30, le C.O.A. autorise les conseillers militaires français à se rendre à Lubumbashi pour assurer l’appui logistique du groupement d’intervention envoyé au pont de Lualaba.

    A Bruxelles, dans l’après-midi, le ministre Henri Simonet affirme aux députés belges ‘’qu’il n’y a pas de Cubains dans la région du Shaba ni sur la frontière angolo-zaïroise !’’ et il annonce qu’à Kolwezi, ‘’c’est la chasse aux Français’’. Ce qui fait froncer les sourcils à Paris.

    A Kinshasa, l’ambassadeur Ross lit un message du consul général de Belgique à Lubumbashi adressé au gouvernement belge et capté par les écoutes de l’ambassade : ‘’Il est de plus en plus urgent, si l’on veut éviter des massacres à Kolwezi d’intervenir. Il ne faut pas attendre 24 heures. Je vous supplie d’intervenir au plus vite. Toute heure perdue représente des massacres supplémentaires. Il n’a plus une heure à perdre’’.

    Sans perdre un instant, l’ambassadeur Ross prévient le Président Giscard.

    A 18 heures, l’ambassadeur Ross envoie un télégramme avec la mention ‘’Immédiat’’ au Quai d’Orsay et au C.O.A. Dès que le Président a connaissance du télex, il convoque Yvon Bourges.

    A 20 heures 15, Yvon Bourges escalade le perron de l’Elysée. L’entretien avec le Président est très court. Le Président a pris sa décision. ‘’Il faut préparer quelque chose sur Kolwezi, avec ou sans les Belges’’. Il téléphone au général Paul Vanbremeersch. Le Président lui demande de faire mettre un régiment en ‘’alerte immédiate’’, prêt à décoller. Vanbremeersch téléphone au C.E.M.A. pendant que le Président et Yvon Bourges se rendent au Théâtre Français pour assister au spectacle donné en l’honneur du Président du Sénégal, Léopold Senghor.

    C’est dans ce contexte que, lassé des atermoiements du gouvernement belge qui hésite à s’engager directement et qui cherche une solution moins directe en invoquant les risques d’un massacre des Européens par les rebelles en cas d’intervention militaire, le Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, prend la décision d’une intervention militaire au Zaïre.

    Le général Guy Méry téléphone à Toulouse au commandant de la 11e D.P., le général Jeannou Lacaze, ancien chef de corps du 2e R.E.P.

    A 20 heures 20, à Bruxelles, la décision d’organiser une évacuation militaire n’est toujours pas prise mais le gouvernement fait mettre les troupes en alerte. Bruxelles attend toujours le feu vert de Washington. Le comité des chefs d’état-major doit préparer d’urgence un plan d’opérations dans le délai de trois jours.

    Le commandement belge mobilise les 1er, 2e et 3e bataillons de paras commandos La force d’intervention belge est composée de conscrits et de réservistes que les gendarmes militaires vont réveiller chez eux dans la nuit pour leur porter leur feuille de rappel.

    A 23 heures, les bérets rouges du lieutenant-colonel Gilbert Ballade, chef des 38 instructeurs détachés de la 11e D.P. pour encadrer la brigade des parachutistes zaïrois, reçoivent enfin la permission de se rapprocher du 311e bataillon de la brigade, engagé sur l’aéroport de Kolwezi.
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