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JEUDI 18 MAI 1978

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JEUDI 18 MAI 1978

Message par LUCIEN le Ven 29 Juil 2016 - 18:00

Jeudi 18 mai, à 0 heure, l’ambassadeur Ross reçoit un appel téléphonique de l’Elysée : ‘’Le chef du gouvernement vous prie d’avertir immédiatement le chef de l’Etat zaïrois qu’une opération aéroportée va être entreprise par les Français à Kolwezi’’.

    Le colonel Gras reçoit un appel de l’E.M.A. Il prend le commandement de l’opération.

    A 0 heure 45, à Calvi, le 2e R.E.P. reçoit l’ordre de passer en alerte aéroportée à trois heures.. Le message laconique est envoyé également à l’ambassade de France à Kinshasa : ‘’Primo. 2e R.E.P. sera acheminé de Solenzara sur Kinshasa à bord de cinq appareils ‘’long-courrier’’ quittant successivement Solenzara courant journée 18.05.78….Quarto. A son arrivée à Kinshasa, le commandant du 2e R.E.P. se mettra aux ordres du colonel Gras, conseiller militaire du président zaïrois’’. Le dernier paragraphe annonce l’envoi de deux équipes du 13e Dragons parachutistes qui seront chargés des liaisons radio longue distance entre Kolwezi et Kinshasa, soit huit spécialistes de ce régiment très spécial.

    A 0 heure 55, à Bruxelles, le colonel Le Guyader informe le commandement belge de la décision française d’intervenir à Kolwezi.

    A 2 heures 15, à Bruxelles, l’attaché militaire américain communique l’accord du Président Carter. Le général Alexander Haig, chef suprême de l’O.T.A.N. et commandant des troupes américaines stationnées en Allemagne, reçoit l’ordre de voir quels moyens de transport il peut mettre à la disposition des gouvernements européens qui en feraient la demande.

    Bruxelles a le feu vert de Washington.

    A 2 heures 20, à Calvi, l’adjudant de Vivi, officier de permanence, met en route la sirène. La récupération des cadres du régiment est lancée avec la mise en place des unités Au service général, l’adjudant Hessler, adjudant de semaine, expédie une jeep avec le clairon pour aller sonner le rassemblement à la cité-cadres, à l’entrée de Calvi.

    Les véhicules de la P.M. font le tour des bars, des hôtels et des logements en ville.

L’opération Léopard commence. A noter que pour l’E.M.A. c’est l’opération Bonite.

30 ans après, l’ancien Président Valery Giscard d’Estaing précise dans un discours à Calvi qu’il avait, au moment de sa prise de décision, conscience des difficultés de l’opération alors que les Belges n’arrivaient pas à se décider :

1. Pas de moyens de récupérer les paras si la situation tournait mal. Pas d’avions pour évacuer les blessés.

2. Pas d’appui aérien de la Chasse française.

3. Trop peu de renseignements sur l’ennemi.

4. Pas de liaison radio permanente avec une longue phase de silence.

        A quatre heures 30, le 2e R.E.P. fait mouvement vers la BA 126 de Solenzara, sur la côte orientale, soit 175 kilomètres de routes de montagne corse à franchir de nuit, où doivent attendre un D.C.8 du COTAM de l’Armée de l’Air, trois D.C.8 de la compagnie U.T.A. et un Boeing 707 d’Air France, réquisitionnés. Le lieutenant-colonel Bénézit, le capitaine Coevoet et le capitaine Jolivet, officier T.A.P. du régiment, spécialiste du matériel de largage, qui ont établi plusieurs plans d’embarquement sur les cinq D.C.8 prévus, revoient leurs plans. Le décollage est prévu à 9 heures 30.

        A 5 heures du matin, le gouvernement belge décide l’envoi de troupes au Zaïre. Mais le colonel Depoorter, patron des paras commandos, doit encore attendre les instructions d’un gouvernement qui espère encore décommander l’affaire au dernier moment.

        A 7 heures du matin, le colonel Gras envoie au C.O.A. le plan de l’opération. Il demande deux officiers en renfort pour piloter des Mirage. Ils doivent embarquer dans les avions transportant les légionnaires. Le colonel Bouge, ancien chef de la mission air au Zaïre, et son successeur, actuellement en permission, le capitaine Fartek, prendront le commandement des deux patrouilles de chasseurs bombardiers en état de voler : quatre Mirage ! Le leader de chaque patrouille ‘’automatise’’ les réflexes de son coéquipier, le Zaïrois.

        A 8 heures du matin, le général Méry montre le plan à Yvon Bourges qui donne son accord. Il est tout à fait pour le fantastique coup de poker que représente le largage d’un régiment parachutiste directement sur Kolwezi.

        A 9 heures du matin, à Paris, le Président Valery Giscard d’Estaing réunit à l’Elysée ses principaux conseillers avant la convocation du comité restreint. Même Louis Guiringaud, affecté par le récit des tueries, est résolument pour l’intervention.


        A 10 heures du matin, au cours du conseil interministériel, le ministre des affaires étrangères, Louis de Guiringaud, insiste pour que l’opération décidée se fasse avec les Belges. Mais il ne peut contacter son collègue belge Henri Simonet, toujours en comité de crise, qu‘à 17 heures.

        Dans la matinée, l’E.M.A. demande que l’O.A.P. soit effectuée le vendredi 19 et non le 20 comme l’a programmée le colonel Gras. Responsable de l’opération, le colonel rejette cette idée ; mais il téléphone pour avis au conseiller Journiac à l’Elysée. Puis il rencontre l’ambassadeur Ross qui lui montre une dépêche d’agence, timbrée de Bruxelles, évoquant avec précisions certains détails des projets d’intervention belge et française. De retour dans ses bureaux, le colonel Gras demande à son brain-trust d’étudier l’O.A.P. pour le lendemain.

        A 10 heures 30, le capitaine Coevoet annonce aux commandants de compagnie la répartition des unités dans les avions ; la charge offerte de chaque avion est différente. Toutes les armes seront en soute. La priorité est donnée aux munitions. Les parachutes du 2e R.E.P. restent en Corse car, sur place à Kinshasa, des parachutes américains de l’armée zaïroise sont disponibles. Les capitaines donnent leurs ordres pour la répartition du fret aérien ; les adjudants de compagnie dressent les listes de colisage.

        A 11 heures 30, le premier des avions arrive à Solenzara, accompagné de l’avion du général Lacaze, patron de la 11e D.P. C’est lui qui donne l’objet de sa mission à son ancien régiment : Kolwezi, où des massacres viennent de se produire. ‘’ le 2e R.E.P. a reçu l’ordre de sauter sur la ville pour délivrer les otages et empêcher de nouveaux massacres. Le président de la République en personne vous confie cette mission’’. ‘’ Au moment où le 2e R.E.P. est désigné pour une mission extérieure difficile, le général Lacaze assure tous les cadres et légionnaires de sa confiance et de ses vœux’’.

        Outre la réticence des Belges, l’intervention française au Zaïre se heurte tout de suite à une très forte résistance dans certains milieux à Paris : députés socialistes et communistes, syndicalistes.

    Mais dans la journée du 18, l’évolution de la situation amène le colonel Gras à changer d’avis. Il apparaît qu’une opération conjointe avec les Belges est impossible. Toutes les radios d’Europe claironnent sur les ondes le départ des Belges pour le Zaïre avec un luxe de détails qui relève de la divulgation du secret militaire. De plus, le monde entier sait que les Belges sont partis pour Kamina et qu’ils seront prêts à intervenir samedi. Radio France International a annoncé le départ de 1 100 paras belges de Bruxelles à bord de douze C130 qui les transportent à Kamina d’où ils participeront à une opération de sauvetage de la population européenne.

    Dans ces conditions, pour ne pas se trouver devant le problème insoluble de nombreux otages entraînés dans la brousse, peut-être en Zambie, il est impératif d’arriver à Kolwezi avant que les Katangais n’évacuent la ville.
Le secret de l’opération compromis, la surprise ne peut être obtenue qu’en larguant les légionnaires plus tôt que prévu : le 19 après-midi.

    A 13 heures, une réunion de coordination entre Belges, Britanniques, Allemands, Américains et Français se tient dans la capitale du Bade-Wurtemberg. Le général Alexander Haig attribue dix C141 Starlifter aux rotations avec la France, huit à celles avec la Belgique

    A 13 heures 45, le premier D.C.8, aussitôt chargé, décolle avec à son bord le colonel Erulin, son P.C. Harpon et la 3e compagnie.

    En début d’après-midi, les C-130 de la Force aérienne belge décollent de l’aéroport militaire de Melsbroek (Bruxelles) à destination de l’ancienne base belge de Kamina.

    A 17 heures locales, 18 heures à Paris, le général Ba Bia organise une réunion avec le colonel Gras, le lieutenant-colonel Vagner et le commandant Capelli, tous deux détachés en permanence à l’E.M.G. des F.A.Z., le commandant Raguez, adjoint du lieutenant-colonel Ballade. Invités par le général Ba Bia, le colonel Bleus, chef de la mission militaire belge et le colonel Geraci, chef de la mission militaire américaine sont également présents.

    A 18 heures locales, le général Ba Bia en personne, rappelle le colonel Gras et lui demande de venir dans son bureau. Les services de renseignement zaïrois viennent de capter et décrypter un message venant d’Angola du lieutenant-général des rebelles, Nathanaël M’Bumba destiné au major Mufu, patron des Katangais de Kolwezi : ‘’Ordre est donné de se préparer à évacuer Kolwezi après avoir exécuté tous les prisonniers et saboté les installations de la Gécamines’’. Le colonel Gras obtient la mise à sa disposition de tous les avions disponibles de la Force aérienne.

    A 19 heures, le colonel Gras, avec les dernières informations, convoque son brain-trust.

    A 20 heures, l’O.P.A. est étudiée à Kinshasa pour le 19 mai : le problème est délicat car il faut s’emparer de la ville sans laisser à l’adversaire le temps d’exercer des représailles contre les Européens, dont un certain nombre sont rassemblés dans des bâtiments publics où ils forment des groupes d’otages particulièrement vulnérables. Très étalée, l’agglomération de Kolwezi s’étend sur environ 40 km² et comporte plusieurs secteurs distincts. Ces cités-dortoirs l’entourent dans un rayon de 10 à 15 kilomètres. La ville est située sur les axes routier et ferroviaire, parallèlement à la frontière zambienne, qui relient Lubumbashi à Dilolo. Des troupes zaïroises sont prêtes à ‘intervenir’’ depuis Lubumbashi, le 133e B.I. tient le pont de Lualaba et le bataillon para 311 tient la piste d’envol de Kolwezi. Le plan de l’opération est simple : surpris par un lâcher massif de parachutistes en plein centre de l’agglomération, les Katangais ne réagiront, au pire, qu’en se défendant sur place, là où ils se trouveront mais sans manœuvre défensive cohérente. Il paraît même beaucoup plus probable qu’ils se retireront rapidement en laissant derrière eux des éléments retardataires.

        Le colonel Thépin, responsable des moyens aériens, en particulier les Mirage, a un haut-le-corps : il est rigoureusement impossible de fournir un appui aérien pour le 19 mai.

        Le colonel Gras informe le général du Payrat de sa décision et l’informe de l’absence d’appui aérien. Le général lui souhaite bonne chance.

    L’idée de manœuvre du colonel Gras qui a monté l’O.P.A. est la suivante :

1. Largage d’une première vague, sur le terrain de l’ancien aéro-club, aux lisières nord de la ville, en bordure des quartiers résidentiels où habitent les Européens, comprenant le P.C., deux compagnies de combat et les appuis, en retenant l’hypothèse que les Katangais attendent les parachutistes à l’aéroport, 7 kilomètres au sud de la ville.

2. Ces unités s’emparent des objectifs tenus par les rebelles : la poste, le lycée Jean XXIII, l’hôtel Impala, l’hôpital de Gécamines et l’immeuble qui abrite de P.C. des F.A.Z.

3. Une deuxième vague, comprenant le reste des moyens du régiment, est larguée dès que possible, pour renforcer le dispositif initial.

4. Après avoir nettoyé la ville, effectuer la jonction avec les paras zaïrois qui doivent, en principe, tenir l’aérodrome de la plaine au sud de la ville.

    Naturellement, ce genre d’opération ne peut être confié qu’à une troupe d’élite dont les hommes maîtrisent toutes les formes du combat. Pour les officiers en poste à Kinshasa, apprenant par le message du 18 l’arrivée du 2e R.E.P., le succès est assuré car ils ont désormais les moyens de la manœuvre envisagée avec une garantie contre les aléas que comporte inévitablement une telle action de guerre.

    A 21 heures 30, le dernier avion s’envole de Solenzara avec la 2e compagnie. Quant à l’échelon lourd, il ne quitte la Corse, à bord d’avions gros porteurs américains, que le 20 mai. Du terrain d’aviation de Solenzara en Corse jusqu’à l’objectif, les distances sont énormes : huit heures de vol en quadriréacteur pour joindre Kinshasa, plus quatre heures ensuite en avions largueurs de la capitale zaïroise à Kolwezi. Les légionnaires ont embarqué avec eux les deux pilotes demandés en renfort et les huit Dragons Parachutistes.

    A 22 heures, à Kinshasa, une nouvelle réunion d’état-major est organisée dans le bureau du général Ba Bia. Le général Kikuna, commandant la force aérienne zaïroise est présent. Il s’agit de mettre au point l’emploi des appareils zaïrois.

    L’ambassadeur belge Rittverger de Moor alerte Bruxelles ; dans un télex adressé au ministre Henri Simonet, il lui demande d’intervenir auprès du gouvernement français pour qu’il soit sursis à cette opération : ‘’le petit nombre de soldats français rend l’affaire difficile’’.

    Ce télex va déclencher des consultations fiévreuses entre Bruxelles et Paris.

    A 23 heures 15, à Kinshasa, sur l’aéroport de N’Djili, atterrit le premier des longs courriers avec le chef de corps. Le dernier des cinq avions atterrit le 19 mai à 8 heures 30. 650 légionnaires sont à Kinshasa. Les légionnaires déchargent le fret des avions, le chargent dans des camions pour passer de l’aérogare civile au centre d’entraînement des troupes aéroportées zaïroises situé de l’autre côté. Dès leur arrivée au centre, les compagnies regroupent leurs impedimenta dans la zone militaire et se préparent pour l’engagement. Le temps presse et les rapports qui parviennent de Kolwezi sont de plus en plus alarmants.

    Dès sa descente d’avion, le colonel Erulin est accueilli par le lieutenant-colonel Ballade, patron de l’équipe des parachutistes français chargés d’instruire les paras zaïrois, qui lui indique le nombre d’avions dans lesquels le 2e R.E.P. embarquera.

    Cinq officiers, sept sous-officiers et quatre hommes du rang, destinés à étoffer l’état-major opérationnel constitué par le colonel Gras sous les ordres du colonel Larzul, arrivent à N’Djili sur les Transall venant d’Abidjan et de N’Djamena et apportant les munitions pour les Mirage. Ils ont été choisis parmi les effectifs des points d’appui français de Dakar, Abidjan et Libreville.
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