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VENDREDI 19 MAI 1978 LE MATIN

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VENDREDI 19 MAI 1978 LE MATIN

Message par LUCIEN le Ven 29 Juil 2016 - 18:03

Vendredi 19 mai 1978, le 2e R.E.P. saute sur Kolwezi : opération Bonite pour Paris, Léopard pour Kinshasa.

    Peu après minuit, le colonel Yves Gras retrouve le colonel Philippe Erulin, douze ans après leur première rencontre à Madagascar ; le colonel Gras trouve le colonel Erulin très calme et maître de lui, un peu ému d’avoir été choisi pour une mission qui est le rêve de tout colonel parachutiste. Le colonel Erulin rassure son interlocuteur : son régiment, soumis à un entraînement intensif, est habitué à de telles fatigues et peut supporter encore de longues heures de vol, sauter dans des conditions difficiles, combattre et passer une troisième nuit blanche.

    Dans la salle de briefing, M. Bommier, colonel (C.R.), ancien attaché militaire au Zaïre, présentement conseiller militaire au Corps logistique des Forces armées zaïroises, fait aux officiers du 2e R.E.P. un exposé beaucoup trop long sur la situation générale. Puis le colonel Gras et le lieutenant-colonel Vagner donnent les dernières informations. Les Zaïrois sont sans nouvelles du 311e bataillon du major Mahele : il semblerait qu’un millier d’hommes disposant d’armes lourdes et d’A.M.L. récupérées sur l’armée zaïroise tiennent toujours la ville. Les derniers renseignements sur la ville ancienne positionnent un P.C. rebelle à l’hôtel Impala, un autre à la Poste et un troisième à l’hôpital de la Gécamines.

    A 2 heures du matin, quand le montage de la première O.A.P. est prêt, les officiers du 2e R.E.P. apprennent qu’une partie des DC8 a dû faire les pleins ; par le jeu des escales, les cinq quadriréacteurs arrivent en ordre dispersé. Deux ont fait un vol direct ; trois ont un retard important après avoir fait escale ; les compagnies arrivent dans un ordre différent de celui prévu au décollage. Le colonel Erulin et le capitaine Coevoet doivent monter une seconde O.A.P.

    A 2 heures 45, à Bruxelles, le colonel Guyader informe l’état-major belge qu’une opération de parachutage est décidée avec le régiment de Légion arrivé à Kinshasa.

    A 3 heures du matin, le montage de l’opération est terminé et le colonel Erulin approuve le plan de l’opération ; il peut donner ses ordres. La réussite de la mission, c’est l’évidence même, dépend de la rapidité de l’intervention du régiment et de sa détermination. Le chef de corps et son état-major préparent la mise en condition du 2e R.E.P. Mais les problèmes sont nombreux et surviennent au fur et à mesure : incidents sur des moyens aériens, parachutes américains inadaptés au matériel français (mais le système D des légionnaires aidés des moniteurs largueurs de la M.M.F. résout le problème avec des bouts de suspente ou de fil de fer), ordres et contre-ordres de Paris et surtout, absence de renseignements recoupés sur l’objectif et sur l’ennemi.

    A 4 heures du matin, les ordres sont donnés par unité, répercutés sérieusement au niveau des chefs de section et à l’intérieur des sections. Une carte est disponible par commandant d’unité. Les chefs de section n’auront que des photocopies noir et blanc.

    Cinq avions C130 zaïrois et deux avions Transall français arrivés en renfort au cours de la nuit sont prévus pour la première vague qui décollera de N’Djili à partir de 7 heures. La deuxième vague sera acheminée sur Kamina par le DC10 d’Air Zaïre. Les C130 iront l’y chercher aussitôt après le premier largage. Son saut est prévu deux heures après la première vague.

                Le spectacle de ces hommes d’allure sportive, en tenue impeccable, bien rangés par sections, à côté de leurs équipements strictement alignés, ne se déplaçant que par petites colonnes au pas de gymnastique, est impressionnant. Il s’en dégage une sensation d’ordre, de cohésion, de force.

                Les ennuis commencent : le colonel Erulin informe le colonel Gras qu’un Transall est en panne et qu’un C130 ne sera pas prêt avant 9 heures. Ce n’est pas grave. Il chargera trois ou quatre hommes de plus dans les six avions restant.

                A 6 heures 30, le ministre Henri Simonet rappelle l’ambassadeur Francis Huré ; il se montre très préoccupé par l’imminence de l’intervention française.

                L’ambassadeur téléphone au ministre Louis de Guiringaud qui va s’employer auprès du Président Giscard d’obtenir un délai pour tenter de coordonner, une fois encore, l’action des forces françaises et belges.

                De nombreuses conversations téléphoniques se déroulent entre le Président Giscard, les ministres et le général Guy Méry : est-ce que l’opération est faisable ?

                Louis de Guiringaud appelle directement Henri Simonet : ‘’Si vous pouvez avancer votre opération, nous retarderons la nôtre’’. Suivant l’avis exprimé par le Premier ministre Léo Tindemans, ‘’Que les Français tirent les premiers !’’, Henri Simonet pense qu’il vaut mieux que les Français y aillent toute de suite. Bruxelles vient en effet de recevoir des appels au secours de Lubumbashi. La colonie étrangère réclame une intervention d’urgence.

                Pendant que Paris et Bruxelles se consultent, le temps passe et l’opération ne démarre pas.

                A 8 heures 40, alors que les légionnaires lourdement chargés s’installent dans les avions, un message flash de l’E.M.A. ordonne au colonel Gras : ‘’Stoppez opération Léopard’’.

                Pour l’ambassadeur Ross, l’annulation est l’œuvre du gouvernement belge ; son ministre des Affaires Etrangères, M. Simonet, vient de déclarer au Parlement belge que son ambassadeur à Kinshasa lui avait demandé de retarder l’opération. L’ambassadeur contacte M. Journiac à l’Elysée. Après quelques secondes, la réponse est claire : ‘’Le Président maintient l’ordre d’opération’’. Vous allez recevoir par télex le message de confirmation.

                Le colonel Gras fonce à l’ambassade de France, à 25 kilomètres de là, appelle l’E.M.A. Le général Loisillon commence à lui expliquer les raisons de l’annulation quand il entend la voix du général Méry : ‘’Décollez immédiatement ! L’annulation du contre-ordre est déjà partie’’.

                La dernière tentative de Louis de Guiringaud pour associer les Belges à l’O.A.P. a échoué.

                Pendant ce temps, un des C130 est tombé définitivement en panne.

                Le Transall qui doit servir de P.C. volant est chargé de munitions destinées au 311e bataillon de parachutistes zaïrois qui tiennent depuis 48 heures l’aérodrome de Kolwezi et il n’est pas possible de le décharger rapidement.

                Le colonel Erulin décide de répartir ses légionnaires entre les quatre avions entassant plus de 80 parachutistes là où il n’y a de place normalement que pour 64.

                Au dernier moment, le Transall déjà chargé a un pneu à plat. Il faut encore une demi-heure d’efforts pour regonfler le pneu défaillant avec des moyens de fortune.

        Entre 10 heures 40 et 11 heures 05 du matin, la première des deux vagues décolle de Kinshasa à bord de quatre C 130 Hercules zaïrois et un C 160 Transall : direction Kolwezi, soit trois heures et demi de vol pendant lesquelles les hommes restent équipés.

        Le C.O.A. reçoit un flash du colonel Larzul annonçant le démarrage de Léopard.

        Le Président Valery Giscard d’Estaing appelle au téléphone le Premier ministre belge Léo Tindemans. Le colonel Le Guyader donne plus d’informations à l’état-major belge. Le comité de crise pense à annuler l’intervention des paras commandos.

        Le colonel Erulin espère que le colonel Gras ne s’est pas trompé dans son analyse de la situation et de l’adversaire. Le colonel Gras compte sur la solidité des légionnaires et de leur chef.
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