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BILAN DU 19 MAI 1978

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BILAN DU 19 MAI 1978

Message par LUCIEN le Ven 29 Juil 2016 - 18:11

A la fin de la journée, le bilan du 2e R.E.P. est éclatant ; l’effet de choc caractéristique des troupes d’assaut a été déterminant et a bousculé l’ennemi : une centaine de rebelles tués, deux A.M.L. détruites, de nombreuses armes lourdes ou individuelles récupérées. Côté R.E.P., pour l’instant, trois ou quatre blessés et cinq tireurs au L.R.A.C. encore absents.




        A la 3e compagnie du capitaine Gausserès, les sections sont en position. L’adjudant Ivanov, Noir 3, s’est éclairé au-delà de point Roméo. Il trouve deux villas qui ne sont pas vides ; deux familles s’y terrent depuis le 13 mai : une belge et une française. Le colonel Erulin signale au capitaine qu’il y aurait un charnier d’une quarantaine de Blancs dans la région de Sierra ; le capitaine part avec quelques légionnaires du groupe du sergent José Madeiras et l’adjudant Ivanov. Le reste de Noir 4 reste en arrière. Les légionnaires trouvent de nombreux cadavres, en état de décomposition, Noirs et Blancs, des hommes, des femmes et même des fillettes, abattus sur le seuil de leur maison. Une vision de cauchemar.




        Soleil donne l’ordre à Noir de rejoindre le carrefour Roméo de la zone contrôlée. Les déplacements sont stoppés ; les positions atteintes par les sections doivent être tenues jusqu’au largage de la deuxième vague. C’est la troisième nuit sans sommeil pour les légionnaires.




        Une auto est alors signalée ; la Volkswagen tourne le coin de l’avenue et file vers le pont Alpha tenu par la section du lieutenant Wilhem. Une fusillade et la voiture est détruite par Noir 2. Un Katangais est tué, un P.M. trouvé, les autres rebelles s’enfuient sous les rafales de F.M. L’adjudant-chef Hessler les recherche avec Noir 4, sans succès. Soudain Hessler voit un groupe de six hommes se dirigeant vers Noir 3. Le capitaine Gausserès et l’adjudant Ivanov monte une embuscade ; à quinze mètres, l’adjudant donne le signal, toutes les armes crachent à la fois. l’adjudant donne le signal, toutes les armes crachent à la fois. Puis Ivanov commande ‘’Grenades’’. Deux grenades défensives nettoient le terrain. De nouveau le silence. Le caporal Malger, aplati sur le trottoir le long d’un mur, a le visage criblé d’éclats de béton. Quatre hommes gisent au sol. Deux rebelles sont blessés et peuvent tirer. Un bruissement. L’adjudant fonce en lâchant de courtes rafales avec son P.M. Les jeunes légionnaires de l’équipe choc le suivent dans son assaut. La patrouille adverse est annihilée. Le groupe récupère cinq armes (deux Kalachnikov, un fusil FAL, deux M16) et un porte-documents.




    A 21 heures 30, les paras commandos reçoivent le feu vert. Mais la piste est dans le noir depuis plus de trois heures, invisible. L’électricité a été coupée par les rebelles depuis le 13 mai. Malgré le sursaut tardif du comité de crise, les paras commandos doivent attendre l’aube du jour suivant, le samedi, comme initialement prévu, pour intervenir.
    A Kolwezi, les quatre cents légionnaires français vont rester seuls pendant douze heures face à un millier de rebelles katangais, beaucoup plus lourdement armés, qui vont contre-attaquer de façon désordonnée mais vigoureuse. Les succès initiaux dès le premier jour et la première nuit de combat sont le reflet de la rigueur à l’entraînement imposée pendant quatre ans au 2e R.E.P. par le chef de bataillon Erulin, chef du B.O.I. puis par le colonel, chef de corps.

    Les légionnaires ont accompli leur mission en allant, en professionnels, mettant en pratique les leçons tirées d’années d’entraînement rigoureux et exigeant, où le drill et l’amour du travail bien fait guident tous les éléments d’une même unité.

ses officiers de quadriller leurs quartiers en sous-secteurs et de désigner parmi les expatriés un responsable, bombardé chef de district. Il est chargé de réunir les renseignements concernant leur situation. Ces informations sont centralisées au P.C. du colonel.

    A l’autre bout de la ville, aux lisières ouest de Kolwezi, la 2e compagnie du capitaine Dubos ne reste pas inactive. Dès la tombée du jour, le lieutenant Raymond avec Rouge 2 intercepte un petit groupe de Katangais ; deux tués et deux armes récupérées. Toute la nuit, le lieutenant va de poste en poste, patrouillant avec son radio, le caporal Bareda.

    Dès 5 heures du matin, le colonel Erulin relance l’action de ses compagnies de combat qui progressent dans leurs secteurs en combattant pour élargir le périmètre sécurisé. Les adjudants de compagnie ont une mission à part : récupérer le maximum de véhicules pour acquérir une plus grande mobilité tactique. L’adjudant Schyns trouve d’énormes camions de chantier Magirus, neufs, en état de marche, d’une magnifique couleur orange qui n’est pas inaperçue
!
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