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MARDI 23 MAI 1978

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MARDI 23 MAI 1978

Message par LUCIEN le Ven 29 Juil 2016 - 18:29

Mardi 23 mai : une nouvelle opération est montée ; il s’agit de fouiller le village de Luilu que des renseignements disent être occupé par une vingtaine de rebelles. Selon d’autres renseignements, un regroupement de 150 Katangais est signalé dans cette région, dans les usines et au Sud de la cité.

        A l’aube, trois compagnies, la 1ère, la 2e et la 3e, avec la S.M.L. prennent la piste. Arrivées sur l’objectif, deux d‘entre elles se postent en embuscade sur les axes possibles de fuite tandis que la dernière fouille les cases africaines. Après la mise en place du bouclage, les unités sont harcelées par des tireurs isolés en début d’après-midi. La population interrogée fournit des renseignements qui s’avèrent erronés. Un guetteur katangais en observation est tué. Des traces d’hommes et de véhicules sont repérées. Le terrain couvert d’herbes hautes est compartimenté.

        A 16 heures 30, les commandants de compagnie passent un compte-rendu négatif.

        A 17 heures, le capitaine Coevoet remanie le dispositif.

        O.K. Restez sur place pendant la nuit et tendez des embuscades tout autour de Luilu.

        La mise en place terminée, des coups de feu très nourris éclatent dans le secteur tenu par la 1ère compagnie. Vert 3 du lieutenant Puga se fait sérieusement allumer par un groupe important. Les Katangais, qui se faufilaient à l’abri des herbes à éléphant ont été surpris quand ils sont venus buter contre la 3e section qui s’installait en bouclage. Très vite, c’est un combat au corps à corps qui s’engage au milieu des hautes herbes. Les rebelles en exfiltration se dissimulent entre les termitières et les broussailles élevées qui les dérobent à la vue.

        Le légionnaire Clément pense avoir touché un adversaire. Il fonce pour récupérer son arme. Il est abattu par un second ennemi qu’il n’avait pas vu.

        Le combat va durer toute la nuit. Le caporal Harte est grièvement blessé. Il mourra le lendemain des suites de ses blessures dans l’avion qui l’évacue vers Kinshasa. Le dernier mot reste pourtant aux légionnaires du groupe du sergent-chef Varesano qui met un point final à l’affaire en bloquant la fuite des derniers rebelles qui laissent six des leurs sur le terrain.Le total des pertes des Katangais s’élève à 20 tués.

        L’E.M.A. étudie l’éventualité d’une intervention du 2e R.E.P. sur les colonnes katangaises qui se replient vers l’Angola et pourraient détenir des otages. La 4e compagnie devient élément de réserve et prend l’alerte.



Du 23 mai au début de juin, le colonel Erulin lance l’opération psychologique pour apporter à la population du Shaba le réconfort d’une présence militaire et de montrer que le danger est écarté. Il envoie en tournée d’apaisement la fameuse section d’éclairage et de reconnaissance avec ses chuteurs opérationnels et son capitaine Jean-Claude Halbert, sous les ordres du capitaine Bernard Legrand, commandant la C.E.A. du 2e R.E.P. avec leurs jeeps-mitrailleuses. Le détachement quitte Kolwezi avec prudence et circonspection vers Kambove et Likasi. Dès Likasi, sur la route de Lubumbashi, leur reconnaissance devient une tournée triomphale. Sur le bord de la route, la population est là, exubérante et chaleureuse. Avec l’accord du colonel Gras, la Légion pousse jusqu’à Lubumbashi. La capitale du cuivre se surpasse, s’enflammant avec autant d’excès qu’elle avait été la veille, prête de céder à la panique. La seule vue de ces quelque trente bérets verts, des hommes solides et sûrs d’eux, délivre Européens et Zaïrois de toute crainte. Le détachement poursuit sa route jusqu’à Kipushi puis revient à Lubumbashi.
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