Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
» UNE VIE POUR UNE VIE
Mer 21 Juin 2017 - 11:52 par Admin

» DIEN BIEN PHU : Attaque du piton 781 par le 1er BEP
Sam 11 Mar 2017 - 19:05 par Admin

» Messe en mémoire des soldats du 6e BPC tombés à Dien Bien Phu en novembre 1953
Sam 11 Mar 2017 - 19:03 par Admin

» LA BATAILLE DU TONKIN
Sam 11 Mar 2017 - 18:58 par Admin

» NOS ANCIENS AU LIBAN
Jeu 9 Mar 2017 - 19:11 par LUCIEN

» LIBAN 1982 / 2REP
Jeu 9 Mar 2017 - 19:05 par LUCIEN

» LA LEGION A BEYROUTH 1983
Jeu 9 Mar 2017 - 19:00 par LUCIEN

» LA FORCE MULTINATIONALE D'INTERPOSITION AU LIBAN
Jeu 9 Mar 2017 - 18:56 par LUCIEN

» Beirut 1982 1984
Jeu 9 Mar 2017 - 18:55 par LUCIEN

» ATTENTAT DU DRAKKAR
Jeu 9 Mar 2017 - 18:49 par LUCIEN

» BEYROUTH LE DIRE EN CHANSONS
Jeu 9 Mar 2017 - 18:32 par LUCIEN

» LES BARRICADES
Jeu 9 Mar 2017 - 18:20 par LUCIEN

» BUDAPEST CLIP
Jeu 9 Mar 2017 - 18:18 par LUCIEN

» NI ROUGE NI MORT
Jeu 9 Mar 2017 - 18:16 par LUCIEN

» LE LOUP DE GUERRE
Jeu 9 Mar 2017 - 18:11 par LUCIEN

Qui est en ligne ?
Il y a en tout 18 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 18 Invités :: 2 Moteurs de recherche

Aucun

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 80 le Mer 5 Oct 2016 - 18:53
Connexion

Récupérer mon mot de passe

Partenaires

créer un forum

Suivre Forumactif sur Facebook Suivre Forumactif sur Twitter Suivre Forumactif sur Google+ Suivre Forumactif sur Google+ Suivre Forumactif sur Pinterest

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher

1er ASSAUTS DU 13 et 15 MARS 1954

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

1er ASSAUTS DU 13 et 15 MARS 1954

Message par Admin le Dim 31 Juil 2016 - 18:30

L'attaque débute le 13 mars à 17 h par une intense préparation d'artillerie visant le centre de résistance Béatrice, l'un des CR les plus éloignés du dispositif, tenu par le 3e bataillon de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (III/13e DBLE), commandé par le chef de bataillon Pégot. L'attaque n'est pas une surprise pour les défenseurs, puisque les services de renseignement français avaient correctement prévu l'endroit et l'heure où elle se déclencherait, mais la puissance de feu de l'artillerie viêt minh cause un véritable choc. Le point d'appui est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Il en reçoit des milliers en quelques heures. Les abris, non conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, sont pulvérisés. Le chef de bataillon Pégot et ses adjoints directs sont tués dans les premières minutes du combat, par un coup direct frappant leur abri. Les liaisons radio avec le centre du camp sont coupées, empêchant les défenseurs de Béatrice de régler correctement les tirs de l'artillerie française.

L'assaut du Viêt Minh est donné par les 141e et 209e régiments de la division 3168 qui s'élancent des tranchées réalisées à proximité du centre de résistance.

Sans officier pour les diriger, sans appui d'artillerie, les légionnaires, livrés à eux-mêmes, mènent un combat désespéré contre les fantassins viêt minh qui utilisent la technique de la vague humaine, certains n'hésitant pas à se faire sauter sur les barbelés pour permettre à leur camarades de passer derrière eux. Le centre de résistance tombe peu avant minuit, après plusieurs heures de combat au corps-à-corps.

Pour ajouter à la confusion dans les rangs français, au cours de la même nuit, le lieutenant-colonel Gaucher, chef de corps de la 13e DBLE9 et commandant du sous-secteur centre, est également tué dans son abri par un coup direct de l'artillerie viêt minh.

À l'issue de cette première nuit d'affrontement, les Français réalisent soudain que, contre toute attente, le Viêt Minh a été capable d'apporter et de camoufler autour du camp un nombre important de pièces d'artillerie de calibre 105 mm, alors que le 2e bureau de l'état-major français pensait qu'ils ne pourraient au pire amener que des pièces légères, de calibre 75 au plus. Jamais par la suite l'artillerie française ne sera dans cette bataille en mesure de faire taire les canons viêt minh, pas plus que les bombardiers de l'Armée de l'air ni les chasseurs-bombardiers en piqué de l'Aéronavale.

Constatant cet échec, le colonel Charles Piroth, commandant l'ensemble des unités d'artillerie à DBP, qui avait affirmé au commandement être en mesure de contre-battre l'artillerie viêt minh avec ses canons de 155 mm, se suicide le 15 mars dans son abri10.

Le 14 mars vers 20 heures, deux régiments de la division 30811 attaquent le centre de résistance Gabrielle, tenu par le 5e bataillon du 7e régiment de tirailleurs algériens (V/7e RTA) commandé par le chef de bataillon de Mecquenem. Utilisant la même tactique que pour Béatrice, forte préparation d'artillerie et assaut d'infanterie par vagues successives, le Viêt Minh grignote peu à peu la position. Les « Turcos », surnom donné aux tirailleurs, se défendent durement toute la nuit et réussissent à repousser plusieurs assauts, incitant Giáp à ordonner le repli de la 308 à 2h30.

Quand l'attaque reprend à 3h30 après une nouvelle préparation d'artillerie, des troupes fraîches de la division 312 sont également engagées12. Le V/7e RTA est submergé et doit finalement abandonner la position le 15 mars au petit matin, rejoint trop tard par un élément de contre-attaque constitué de 6 chars du 1er régiment de chasseurs à cheval, d'éléments du 1er BEP13 et du 5e BPVN parachuté en renfort dans l'après-midi du 14 mars.

À l'occasion de cette contre-attaque manquée, l'attitude au feu du 5e BPVN fera l'objet sur le moment de nombreuses critiques, certains, dont le lieutenant-colonel Langlais (adjoint de Castries), lui reprochant, en termes peu aimables, un « manque de punch » pendant l'action. Ce fut une des nombreuses polémiques qui surgirent au cours de la bataille et qui font parfois encore débat aujourd'hui parmi les spécialistes. À la décharge du 5e BPVN, d'autres, plus tard, feront valoir qu'il n'était pas forcément judicieux de confier une mission de contre-attaque à une unité qui, parachutée la veille, n'avait pas eu le temps de se reposer et connaissait mal le terrain, alors qu'un bataillon comme le 8e Choc, présent à DBP sans discontinuer depuis quatre mois, ayant eu le temps de se familiariser avec le terrain et reconnu les itinéraires de contre-attaque, aurait eu plus de chances de réussir. Quoi qu'il en soit, le chef de corps, le capitaine Botella, prit, à l'issue de l'engagement, des mesures drastiques en rétrogradant au rang de simple soldat des officiers qui avaient fait preuve de faiblesse et en transformant en coolies les soldats qui ne s'étaient pas correctement comportés à ses yeux. Ainsi « purgé », le 5e BPVN poursuivra le combat jusqu'à la fin de la bataille.




Les positions françaises du 13 au 15 mars 1954 et les premiers assauts Viêt Minh
avatar
Admin
Admin
Admin

PSEUDO : RAFFALLI CALVI
PAYS : FRANCE / CORSE
Masculin Age : 71

http://www.legion-etrangere-recrute.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum