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POSITIONS FRANCAISES PENDANT LE MOIS D AVRIL 1954

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POSITIONS FRANCAISES PENDANT LE MOIS D AVRIL 1954

Message par Admin le Dim 31 Juil 2016 - 18:34

Les actions d’encerclement et d’étouffement se poursuivent durant tout le mois d'avril, aussi bien sur les PA Huguette, à l’Ouest de la piste d’aviation, que sur les collines de l'Est.



Le centre des positions françaises fin mars 1954. Le secteur Éliane connut les plus violents combats de toute la bataille.

Les tentatives de colonnes de secours au sol échouent. Les avions venant de Hanoï (des bombardiers Douglas A-26 Invader, des chasseurs Grumman F8F Bearcat de l'armée de l'air et de la 11F de l'aéronavale alors équipée de Grumman F6F Hellcat, des transporteurs (largueurs de napalm) Fairchild C-119 Flying Boxcar (surnommés Packet), sont gênés de surcroît par une météo capricieuse (mousson). Ils peuvent difficilement identifier les emplacements de tir. Ils larguent les bombes et le napalm au mieux, sans radar et vaguement guidés seulement par radio. Les A-26 et les chasseurs font aussi des passages au-dessus des crêtes pour tirer avec leurs mitrailleuses de 12,7 mm et leur roquettes.

Un écran nuageux, quasi permanent en période de mousson, rend l'accès et l'action aériens difficiles, à vue (les radars de vol existaient peu ou presque pas). Dans ce contexte, les missions d'attaque des avions français sont dangereuses du fait du terrain, du climat et surtout de la DCA. Ces avions doivent faire plus de 600 km avant d'arriver sur zone : ils sont alors à la limite de leur réserve de carburant et ont par conséquent très peu de temps pour leur mission de combat. D'ailleurs, les assauts viêt minh ont essentiellement lieu de nuit, lorsque l'aviation française est moins efficace.

Les Français disposent de 10 chars légers M24 Chaffee armés de canons de 75 mm, relativement inadaptés à une guerre de siège, souvent utilisés pour soutenir l'infanterie lors de contre-attaques. Certains sont finalement sabotés par leur équipage, sur avarie ou pour éviter leur capture par l'ennemi. La garnison ne peut compter que sur des contre-attaques de parachutistes à pied, leur mission est de s'emparer des positions adverses et des canons, armés de lance-flammes. Mais ces contre-attaques ne peuvent dépasser la ligne des sommets et sont limitées dans le temps par l’impossibilité de les ravitailler et de les soutenir d’un appui–feu. Lorsqu'un point d'appui est atteint, les soldats se trouvent parfois à court de munitions. C'est donc une mêlée à l'arme blanche et à la grenade qui les attend.

Dans cette bataille, les Français sont dans l'incapacité de se reposer ni d'être relevés. Il y a de nombreux cas de morts d'épuisement. On entend des hommes se battre en chantant La Marseillaise au cours des combats. Lorsqu'on sollicite les blessés pour retourner au combat - faute de combattants valides -, il y a encore des volontaires. La nuit, les explosions, les balles traçantes et les fusées éclairent le champ de bataille comme en plein jour. Les canons français tirent tellement qu'ils sont chauffés au rouge. Parmi les actes les plus notables, citons le combat de dix soldats du 6e BPC qui résistent sans soutien aux assauts Viêt Minh pendant huit jours. Au moment de déposer les armes, ils tiennent toujours leur position. Il y eut deux survivants, les brigadiers Coudurier et Logier15.

Concernant la logistique, l'aviation française a du mal à faire face à l'ampleur de la tâche et doit recourir à des avions Fairchild-Packet C-119 (« Flying Boxcar ») fournis par l'US Air Force (en vertu d'accords d'assistance militaire), pilotés par des équipages militaires français et aussi par des équipages de mercenaires américains du CAT (Civil Air Transport) du général Claire Chennault. Le CAT (qui deviendra plus tard Air America) est en fait la Flying Tigers Line, une compagnie aérienne proche de la CIA et dirigée par Chennault, l'ancien « boss » des Tigres volants. Plusieurs C-119 seront touchés par la DCA au-dessus de DBP et c'est là que les Américains connaîtront leurs premières pertes dans la péninsule indochinoise, avec la mort des deux pilotes (James McGovern et Wallace Bufford) d'un équipage mixte franco-américain, alors qu'ils essayaient de poser leur C-119 en catastrophe, après avoir été touchés par la DCA lors de leur opération de largage16,17. Ainsi, les États-Unis n'interviendront jamais directement dans le conflit, pour ne pas provoquer l'intervention directe de la Chine et une escalade du conflit, se contentant de fournir une logistique aérienne et des mercenaires aux Français.



Détachement de M24 en action à Diên Biên Phu.

Le général Giáp donne son analyse des combats : les militaires français, « selon leur logique formelle, avaient raison ». « Nous étions si loin de nos bases, à 500 kilomètres, 600 kilomètres. Ils étaient persuadés, forts de l’expérience des batailles précédentes, que nous ne pouvions pas ravitailler une armée sur un champ de bataille au-delà de 100 kilomètres et seulement pendant 20 jours. Or, nous avons ouvert des pistes, mobilisé 260 000 porteurs — nos pieds sont en fer, disaient-ils —, des milliers utilisant des vélos fabriqués à Saint-Étienne que nous avions bricolés pour pouvoir porter des charges de 250 kg. Pour l’état-major français, il était impossible que nous puissions hisser de l’artillerie sur les hauteurs dominant la cuvette de Diên Biên Phu et tirer à vue. Or, nous avons démonté les canons pour les transporter pièce par pièce dans des caches creusées à flanc de montagne et à l’insu de l’ennemi. Navarre avait relevé que nous n’avions jamais combattu en plein jour et en rase campagne. Il avait raison. Mais nous avons creusé 45 km de tranchées et 450 km de sapes de communications qui, jour après jour, ont grignoté les mamelons. »18

En manque de troupes, les Français organisent des recrutements de volontaires à Hanoï pour les parachuter sur Diên Biên Phu. Alors que tout le monde sait la situation désespérée et la chute du camp imminente, des centaines de personnes répondent « présent » à l'appel, certaines n'ayant jamais sauté en parachute de leur vie. Leur motivation est d'aller se battre « pour aider les copains », « pour l'honneur »19. Dans la fureur des combats, et la confusion, certains largages atterrissent chez l'ennemi.

Les défenseurs du camp ont jusqu'au bout espéré une intervention massive de l'aviation américaine, qui n'est jamais venue. Début mai 1954, les Viêts utilisent massivement des lance-roquettes multiples Katioucha (ou « orgues de Staline ») sur la garnison, dont les effets sont dévastateurs.
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PSEUDO : RAFFALLI CALVI
PAYS : FRANCE / CORSE
Masculin Age : 71

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